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Notre patrimoine

La commune de Trooz, est un territoire riche d'une histoire qui s'est forgée à travers ses différents villages, chacun ayant joué un rôle distinct dans le développement économique et social de la région. Des plaines de La Brouck, autrefois occupées par de modestes ateliers d'artisans, aux collines de Fonds de Forêt, où l'homme de Neandertal trouvait refuge, chaque village raconte une histoire unique liée à l'évolution de l'industrie, de l'agriculture, ou encore du commerce. Cet article propose de plonger au cœur de cette histoire locale, en retraçant les origines et les transformations des villages qui composent la commune de Trooz.

 La Brouck :

La plaine du hameau de La Brouck était inhabitée, seulement occupée par moment des petits ateliers d'artisans. Avec le temps, tous ces petits ateliers qui foisonnaient dans la vallée se sont raréfiés pour laisser la place à une nouvelle métallurgie, perfectionnée, mécanisée, étendue, appelant plus d’hommes dans ces grandes usines. Ainsi, au début XXème siècle, la société Métallurgique de Prayon, a construit de nombreuses habitations dans ce quartier situé en face de l’usine, en témoignent encore toutes ces petites maisons identiques construites en blocs distincts auxquelles chaque propriétaire a ajouté des aménagements divers.

 

Péry :

Le village de Péry a longtemps vécu au rythme des travaux saisonniers de la ferme et au son des activités forestières. De nombreuses bâtisses rappellent cette période paysanne. Devenu un quartier résidentiel, Péry garde malgré tout un aspect campagnard entouré de nature

 

Foret-Village:

Le site de « Forestis » est mentionné dès 720 et désigne, à l'époque, un territoire où la chasse est réservée au roi. Mais quel roi ! Pépin de Herstal, l’arrière-grand-père de Charlemagne, se serait plu à chasser sur ces terres. Une chapelle y aurait été construite afin que le souverain puisse s'y recueillir entre 2 parties de chasses. Riche des terres qui l'entoure, le village,  s'est ensuite développé au fil des siècles autour de cette chapelle, devenue église et de la mare qui s'y trouvait jusque dans les années 60 et qui approvisionnait le village en eau.

 

Prayon:

 La Grand'Rue s'est développé à partir du 16ème siècle grâce à ses sols riches en minerais, combinés à la Vesdre qui offrait sa force hydraulique d'abord à des petites usines composées d'un four et d'un marteau, puis à la grande usine de production de Zinc, de cadmium et d'acide sulfurique exploitée par la SA Metallurgique de Prayon. Cette usine  façonné le visage notre commune : cités ouvrières, villas de contremaîtres, zoning industriel,... Simultanément, la construction de la ligne de train 37 au milieu du 19ème siècle a également contribué à l'essor économique de la Grand'Rue. De nombreux commerces y florissaient.

 Fonds de Forêt:

Endroit privilégié très tôt par une faune préhistorique grâce à son réseau karstique allant du Bay-Bonnet à Fonds de Forêts, il a favorisé l’abri d’ours, et lions des cavernes mais également d’hommes neandertaliens. Ce sont d’ailleurs 2 paléontologues Walter et Louis, en 1985, qui ont donné le nom de « Walou ».

La Magne, affluent de la Vesdre, a permis l’installation dans les siècles passés de 5 moulins le long de la rivière : moulins à farine, fouleries ou forges.

Sans oublier la ligne du chemin de fer vicinal, dont les traces sont encore visibles à quelques endroits, et qui reliait le charbonnage de Hasard (Soumagne) à Trooz.

 

Nessonvaux:

 Village connu jadis par son activité florissante métallurgique, il a entamé son développement au XVIème siècle grâce à l’exploitation du ruisseau venant de Vaux et dompté par l’homme par un réseau de biefs. Le XVIIème siècle, c’est au tour de la Vesdre d’aider à l’essor économique, grâce à la porte nommée Grand Vantail. Forgerons, cloutiers, fabricants de canons de fusils puis canons en damas, moulins ont donné une identité propre et une reconnaissance internationale. L’usine automobile Impéria, remarquable par sa piste d’essais sur son toit, a prolongé cette notoriété durant le début du XXème siècle.

 Fraipont:

Si selon certaines sources, Fraipont commença son histoire grâce à un pont cassé (Fractam Pontem), l’endroit était, néanmoins au moyen âge, un lieu important à défendre. Le château et sa chapelle, construits à pic sur un rocher en bord de Vesdre, ont leurs fondations sur une ancienne forteresse du XIII ème siècle. Le village a connu une évolution en rapport avec ces différentes usines installées au bord de la Vesdre. Les apparitions mariales à Banneux en 1933, apporteront par le chemin de fer leurs lots de pèlerins bienvenus pour les petits commerces locaux.

 Fenderie:

 Site dominé par une château plus impressionnant par son style que par ses dimensions, il a été occupé depuis des siècles par l’industrie métallurgique. Une partie de la Vesdre fut détournée pour créer un bief créant ainsi une île artificielle sur laquelle on pouvait trouver une forge, des ateliers, un maka et sa roue à godet. Ce maka, appelé aussi marteau pillon, permettait de fournir une force de frappe bien plus importante que la force d’un seul forgeron. La spécialité de la fenderie résidait dans la réalisation de baguettes de fer, matière première des cloutiers, et des canoniers.


Une fenderie est un atelier où, grâce à la force hydraulique, ici du bief de la Vesdre, l’on fendait les barres de fer en longues tiges destinées aux cloutiers et canonniers des environs. Ce site remarquable est occupé depuis 1583. Il a évolué au fil des siècles. En sont encore les témoins ce château qui domine les lieux sur la rive droite et le Maka.

Ce bâtiment perpendiculaire au bief de la Vesdre abritait l’ancienne forge industrielle et le maka qui lui a donné son nom. Du verbe maker (=frapper), maka est le terme wallon qui désignait le marteau des forges. Maintenant, cet espace est destiné à l’organisation d’expositions mais également dédié à nos randonneurs grâce au barbecue et à l’espace convivial qu’il abrite. Le site de la Fenderie est également le point de départ de la plupart de nos randonnées.  


Elle est l'œuvre de l'architecte liégeois Henri Froment. Il s'agit d'un bâtiment de pierres datant de 1868, époque florissante du chemin de fer et des industries de la région. 

Le site a été restauré dans les années 2000's par la commune de Trooz qui est maintenant le propriétaire. La toiture, les châssis et la charpente ont été remplacés, sauf dans la tour où la remarquable charpente métallique a été conservée. 


Cette belle église de style roman, consacrée à Sainte-Catherine d'Alexandrie, est caractérisée par une tour massive fortifiée entourée d'une muraille enserrant le cimetière. La partie ancienne de l(église actuelle date probablement du XIème siècle mais le site est mentionné dès 720. Il aurait été construit par les ancêtres de Charlemagne comme lieu de dévotion lorsqu'ils venaient chasser en forêt.

L'intérieur a été bien restauré. On peut y admirer un Christ polychrome du XIVème siècle et un ensemble de peintures murales à la détrempe datant de 1540-1560 et représentant le martyre de Sainte Barbe.